{"id":3319,"date":"2026-09-02T11:44:12","date_gmt":"2026-09-02T11:44:12","guid":{"rendered":"https:\/\/nepalplus.com\/french\/?p=3319"},"modified":"2026-09-02T11:50:09","modified_gmt":"2026-09-02T11:50:09","slug":"comment-les-scientifiques-ont-elucide-les-causes-des-inondations-devastatrices-au-tibet-et-au-nepal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/nepalplus.com\/french\/content\/3319.html","title":{"rendered":"Comment les scientifiques ont \u00e9lucid\u00e9 les causes des inondations d\u00e9vastatrices au Tibet et au N\u00e9pal"},"content":{"rendered":"<p><strong>La coop\u00e9ration internationale a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 qu\u2019un glissement de terrain, et non un effondrement glaciaire, est probablement \u00e0 l\u2019origine de cette s\u00e9rie d\u2019\u00e9v\u00e9nements<\/strong><\/p>\n<p><strong><a href=\"https:\/\/nepalplus.com\/french\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/790025151_1441825011177689_2700270689872373729_n.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-large wp-image-3320\" src=\"https:\/\/nepalplus.com\/french\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/790025151_1441825011177689_2700270689872373729_n-1024x681.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"681\" srcset=\"https:\/\/nepalplus.com\/french\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/790025151_1441825011177689_2700270689872373729_n-1024x681.jpg 1024w, https:\/\/nepalplus.com\/french\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/790025151_1441825011177689_2700270689872373729_n-300x200.jpg 300w, https:\/\/nepalplus.com\/french\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/790025151_1441825011177689_2700270689872373729_n-768x511.jpg 768w, https:\/\/nepalplus.com\/french\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/790025151_1441825011177689_2700270689872373729_n.jpg 1248w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/a> <\/strong><\/p>\n<p><strong>Par Hannah Richter (28 ao\u00fbt 2026)<\/strong><\/p>\n<p>Kristen Cook, g\u00e9omorphologue \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Grenoble Alpes, est une couche-tard. Lorsqu\u2019un appel d\u2019un coll\u00e8gue l\u2019a r\u00e9veill\u00e9e \u00e0 10 h 45, heure d\u2019Europe centrale, le mercredi 26 ao\u00fbt, elle avait d\u00e9j\u00e0 manqu\u00e9 une douzaine de courriels et de SMS l\u2019alertant des inondations d\u00e9vastatrices survenues le long de la Lhende Khola, au Tibet et au N\u00e9pal.<!--more--><\/p>\n<p>Encore en pyjama, \u00ab je me suis lev\u00e9e et je me suis install\u00e9e devant mon ordinateur \u00bb, se souvient-elle. \u00ab Et je ne me suis pas relev\u00e9e pendant cinq heures. \u00bb<\/p>\n<p>Cook, avec des centaines de scientifiques du monde entier, a travaill\u00e9 sans rel\u00e2che pour reconstituer la chronologie des \u00e9v\u00e9nements qui ont conduit \u00e0 ces inondations catastrophiques. Celles-ci ont fait pr\u00e8s de 600 morts et pr\u00e8s de 2 000 disparus, tout en d\u00e9truisant de nombreuses villes et centrales hydro\u00e9lectriques le long de la fronti\u00e8re entre le N\u00e9pal et le Tibet.<\/p>\n<p>Les chercheurs expliquent \u00e0 <em>Science<\/em> que cette enqu\u00eate a \u00e9t\u00e9 sem\u00e9e d\u2019emb\u00fbches : erreurs initiales, donn\u00e9es incompl\u00e8tes et conditions difficiles, notamment en raison des nuages qui ont masqu\u00e9 les images satellites. Malgr\u00e9 les nombreuses questions qui demeurent, notamment sur l\u2019origine exacte des eaux, la communaut\u00e9 scientifique internationale a coop\u00e9r\u00e9 pour percer le myst\u00e8re \u00ab \u00e0 une vitesse incroyable \u00bb, affirme G\u00f6ran Ekstr\u00f6m, sismologue \u00e0 l\u2019Observatoire de la Terre Lamont-Doherty de l\u2019Universit\u00e9 Columbia.<\/p>\n<p><strong>Les premi\u00e8res hypoth\u00e8ses<\/strong><\/p>\n<p>Les premiers rapports, notamment ceux de l\u2019Institut d\u2019\u00e9tudes g\u00e9ologiques des \u00c9tats-Unis (USGS), faisaient \u00e9tat d\u2019un s\u00e9isme de magnitude 4,4, qui aurait pu provoquer un glissement de terrain, d\u00e9tachant des roches et de la glace et d\u00e9clenchant ainsi les inondations. L\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une rupture de barrage avait \u00e9galement \u00e9t\u00e9 envisag\u00e9e.<\/p>\n<p>Quinze minutes apr\u00e8s son r\u00e9veil, Cook, qui menait d\u00e9j\u00e0 des recherches sur la Lhende Khola, avait t\u00e9l\u00e9charg\u00e9 des donn\u00e9es sismiques publiques provenant d\u2019une station n\u00e9palaise situ\u00e9e au nord de Katmandou afin de v\u00e9rifier elle-m\u00eame ce qui s\u2019\u00e9tait pass\u00e9.<\/p>\n<p>\u00ab Je voyais d\u00e9j\u00e0 que certaines des premi\u00e8res attributions \u00e9taient erron\u00e9es \u00bb, explique-t-elle.<\/p>\n<p>Au lieu de la secousse sismique br\u00e8ve et intense typique d\u2019un tremblement de terre, les donn\u00e9es r\u00e9v\u00e9laient des ondes de basse fr\u00e9quence et de longue p\u00e9riode, caract\u00e9ristiques de grondements prolong\u00e9s : le signal d\u2019un gigantesque glissement de terrain.<\/p>\n<p>De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de l\u2019Atlantique, Ekstr\u00f6m, comme Cook, analysait les donn\u00e9es du R\u00e9seau sismographique mondial, un ensemble d\u2019environ 200 sismom\u00e8tres exploit\u00e9s par plusieurs pays, et parvenait \u00e0 la m\u00eame conclusion.<\/p>\n<p>En int\u00e9grant les donn\u00e9es sismiques dans des algorithmes d\u00e9velopp\u00e9s \u00e0 Lamont-Doherty, il a d\u00e9termin\u00e9 que la magnitude r\u00e9elle \u00e9tait plus probablement de <strong>5,7<\/strong>, soit l\u2019\u00e9quivalent d\u2019un s\u00e9isme important.<\/p>\n<p>Il est rapidement devenu \u00e9vident que le glissement de terrain de la Lhende Khola comptait parmi les plus importants observ\u00e9s dans le monde au cours des dix ou vingt derni\u00e8res ann\u00e9es, explique-t-il.<\/p>\n<p><strong>Une enqu\u00eate scientifique men\u00e9e en temps r\u00e9el<\/strong><\/p>\n<p>Cook, Ekstr\u00f6m et plusieurs autres chercheurs de renom sp\u00e9cialis\u00e9s dans les risques naturels ont rapidement cr\u00e9\u00e9 un groupe sur Slack afin de partager leurs donn\u00e9es, confronter leurs interpr\u00e9tations et d\u00e9battre de leurs hypoth\u00e8ses. Au moment de la publication de cet article, le groupe comptait plus de 85 scientifiques.<\/p>\n<p>C\u2019est au sein de ce groupe que de pr\u00e9cieuses observations ont \u00e9t\u00e9 partag\u00e9es, notamment des images satellites fournies par Planet Labs, qui photographie quotidiennement la surface terrestre avec une r\u00e9solution de trois \u00e0 cinq m\u00e8tres.<\/p>\n<p>Mais un probl\u00e8me majeur subsistait : sur les rares images disponibles des montagnes d\u2019o\u00f9 provenait le signal sismique, des nuages masquaient pr\u00e9cis\u00e9ment les zones les plus importantes, explique Cook.<\/p>\n<p>On pouvait n\u00e9anmoins distinguer clairement une ar\u00eate abrupte, \u00e0 environ 5 200 m\u00e8tres d\u2019altitude, \u00e0 l\u2019endroit o\u00f9 un glacier recouvrant la montagne semblait s\u2019\u00eatre d\u00e9tach\u00e9.<\/p>\n<p>Ces images ont rapidement donn\u00e9 naissance \u00e0 plusieurs rapports attribuant le ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e0 un effondrement glaciaire : une importante masse de glace se serait d\u00e9tach\u00e9e de la roche sous-jacente, probablement en raison d\u2019un r\u00e9chauffement de sa base, avant de s\u2019\u00e9craser dans la vall\u00e9e en contrebas.<\/p>\n<p>Les d\u00e9bris de glace et de roche auraient alors d\u00e9val\u00e9 la vall\u00e9e de la Lhende Khola \u00e0 des vitesses approchant <strong>150 kilom\u00e8tres par heure<\/strong>, provoquant une crue qui aurait fait monter le niveau de l\u2019eau de neuf m\u00e8tres en seulement 30 minutes.<\/p>\n<p><strong>Les lois de la physique ne concordent pas<\/strong><\/p>\n<p>Mais Ekstr\u00f6m n\u2019\u00e9tait pas convaincu.<\/p>\n<p>Il a calcul\u00e9 la masse n\u00e9cessaire pour g\u00e9n\u00e9rer un s\u00e9isme d\u2019une magnitude sup\u00e9rieure \u00e0 5. R\u00e9sultat : il aurait fallu des centaines de millions de tonnes, soit bien davantage que la masse contenue dans le seul glacier.<\/p>\n<p>Parall\u00e8lement, explique Cook, des cryog\u00e9nistes ont calcul\u00e9 l\u2019\u00e9nergie qui aurait d\u00fb \u00eatre lib\u00e9r\u00e9e lors de l\u2019effondrement du glacier pour liqu\u00e9fier suffisamment de glace et alimenter une telle inondation.<\/p>\n<p>Leurs calculs ont montr\u00e9 que cette \u00e9nergie n\u2019aurait permis de faire fondre qu\u2019une petite fraction de la glace, une quantit\u00e9 largement insuffisante.<\/p>\n<p>Pour expliquer l\u2019\u00e9v\u00e9nement par un simple effondrement glaciaire, \u00ab les lois de la physique ne collent pas \u00bb, affirme Cook.<\/p>\n<p><strong>Les images satellites apportent la r\u00e9ponse<\/strong><\/p>\n<p>Seules des images satellites d\u00e9pourvues de nuages pouvaient permettre de r\u00e9soudre compl\u00e8tement le myst\u00e8re.<\/p>\n<p>Et, mercredi soir, elles sont finalement arriv\u00e9es. Elles provenaient d\u2019un satellite de l\u2019Organisation indienne de recherche spatiale (ISRO) ainsi que de Landsat-9, un satellite exploit\u00e9 conjointement par la NASA et l\u2019USGS.<\/p>\n<p>La montagne sous-jacente \u00e9tait d\u00e9sormais visible. Les images r\u00e9v\u00e9laient qu\u2019un immense glissement de terrain rocheux s\u2019\u00e9tait bel et bien produit.<\/p>\n<p>\u00ab Le glacier a simplement \u00e9t\u00e9 emport\u00e9 par le mouvement \u00bb, conclut Ekstr\u00f6m.<\/p>\n<p>Il y a encore quelques ann\u00e9es, parvenir \u00e0 une telle conclusion \u00ab aurait pris des mois, voire des ann\u00e9es\u2026 car nous ne disposions pas des images n\u00e9cessaires pour reconstituer le puzzle \u00bb, explique-t-il.<\/p>\n<p>Cette fois, le processus a pris moins d\u2019une journ\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Sur le terrain, une enqu\u00eate beaucoup plus difficile<\/strong><\/p>\n<p>Ironiquement, reconstituer le puzzle s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 plus difficile pour les scientifiques pr\u00e9sents sur le terrain, au N\u00e9pal, pays qui ne dispose pas de ses propres satellites d\u2019observation de la Terre.<\/p>\n<p>Bien que des vid\u00e9os aient rapidement circul\u00e9 sur les r\u00e9seaux sociaux, \u00ab le principal obstacle a \u00e9t\u00e9 l\u2019absence d\u2019informations provenant du terrain pendant plus de trois heures \u00bb, explique Basanta Raj Adhikari, directeur du Centre d\u2019\u00e9tudes sur les catastrophes de l\u2019Universit\u00e9 Tribhuvan, au N\u00e9pal.<\/p>\n<p>Les images prises par drone le lendemain de l\u2019inondation ont finalement confirm\u00e9, selon lui, l\u2019hypoth\u00e8se du glissement de terrain.<\/p>\n<p>Adhikari estime que l\u2019\u00e9nergie lib\u00e9r\u00e9e lors du glissement de terrain \u00e9tait sup\u00e9rieure \u00e0 celle d\u00e9gag\u00e9e par la bombe atomique d\u2019Hiroshima, au Japon.<\/p>\n<p><strong>Une catastrophe en cascade<\/strong><\/p>\n<p>\u00c0 partir de l\u00e0, l\u2019histoire se complique.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9v\u00e9nement a \u00e9t\u00e9 qualifi\u00e9 de <strong>\u00ab catastrophe en cascade \u00bb<\/strong>, en raison de la combinaison de plusieurs ph\u00e9nom\u00e8nes : glissement de terrain, coul\u00e9e de d\u00e9bris et inondation.<\/p>\n<p>Des \u00e9v\u00e9nements similaires se sont d\u00e9j\u00e0 produits dans l\u2019Himalaya, notamment lors de la catastrophe de Chamoli, en Inde, en 2021, qui avait fait environ 200 victimes et endommag\u00e9 deux centrales hydro\u00e9lectriques. D\u2019autres \u00e9v\u00e9nements de ce type avaient \u00e9galement \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s au N\u00e9pal en 2012, 2015 et 2017.<\/p>\n<p>Mais l\u2019ampleur du dernier \u00e9v\u00e9nement \u00e9tait environ dix fois sup\u00e9rieure, affirme Cook.<\/p>\n<p><strong>D\u2019o\u00f9 venait toute cette eau ?<\/strong><\/p>\n<p>Une question essentielle demeure : <strong>comment une telle quantit\u00e9 d\u2019eau a-t-elle pu \u00eatre mobilis\u00e9e ?<\/strong><\/p>\n<p>Certains chercheurs ont d\u2019abord \u00e9voqu\u00e9 la possibilit\u00e9 d\u2019une crue glaciaire soudaine, ou <strong>GLOF<\/strong> (<em>Glacial Lake Outburst Flood<\/em>).<\/p>\n<p>Selon cette hypoth\u00e8se, une \u00ab boue liquide, semblable \u00e0 du b\u00e9ton \u00bb, issue de l\u2019effondrement du flanc de la montagne aurait form\u00e9 un barrage temporaire sur la Lhende Khola, avant que celui-ci ne c\u00e8de et ne lib\u00e8re rapidement des millions de m\u00e8tres cubes d\u2019eau.<\/p>\n<p>Mais les donn\u00e9es sismiques et satellitaires ne montrent \u00ab absolument aucune preuve \u00bb d\u2019un GLOF, explique Cook.<\/p>\n<p>Elle sugg\u00e8re plut\u00f4t que le flux de roches, de glace et de s\u00e9diments a entra\u00een\u00e9 l\u2019eau de la rivi\u00e8re dans sa course vers l\u2019aval.<\/p>\n<p>Il est \u00e9galement possible que d\u2019importants volumes de glace ancienne, pr\u00e9sents au fond de la vall\u00e9e, aient \u00e9t\u00e9 pulv\u00e9ris\u00e9s, fondus puis incorpor\u00e9s au flux.<\/p>\n<p>Pour comprendre pr\u00e9cis\u00e9ment l\u2019encha\u00eenement des ph\u00e9nom\u00e8nes et des risques, il faudra combiner les reconnaissances a\u00e9riennes, les enqu\u00eates de terrain et les t\u00e9moignages des populations locales, explique Alton Byers, g\u00e9ographe sp\u00e9cialis\u00e9 dans les r\u00e9gions montagneuses \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 du Colorado \u00e0 Boulder.<\/p>\n<p>Il pr\u00e9voit de se rendre au N\u00e9pal en septembre afin d\u2019\u00e9tudier la pr\u00e9paration des communaut\u00e9s face aux risques glaciaires.<\/p>\n<p><strong>Quel r\u00f4le pour le changement climatique ?<\/strong><\/p>\n<p>Le lien possible avec le r\u00e9chauffement climatique pourrait \u00eatre l\u2019un des facteurs les plus importants \u00e0 prendre en compte pour comprendre les catastrophes futures.<\/p>\n<p>Byers \u00e9voque notamment la fonte progressive du perg\u00e9lisol de haute altitude, qui contribue \u00e0 maintenir ensemble la roche et la glace.<\/p>\n<p>D\u2019autres chercheurs esp\u00e8rent d\u00e9terminer si la neige avait fondu dans les jours pr\u00e9c\u00e9dant l\u2019\u00e9v\u00e9nement, provoquant des infiltrations d\u2019eau susceptibles d\u2019avoir d\u00e9stabilis\u00e9 la roche.<\/p>\n<p>De plus, si le glacier contribuait \u00e0 soutenir la montagne, sa fonte aurait pu affaiblir un syst\u00e8me de soutien essentiel.<\/p>\n<p>\u00ab Les glissements de terrain se produisent depuis la formation des montagnes \u00bb, explique Ekstr\u00f6m. Mais \u00ab dans les r\u00e9gions o\u00f9 les glaciers disparaissent, ces glissements de terrain sont plus fr\u00e9quents \u00bb.<\/p>\n<p>Au N\u00e9pal et au Tibet, l\u2019attention se porte d\u00e9sormais sur les efforts de reconstruction et sur l\u2019am\u00e9lioration des syst\u00e8mes d\u2019alerte pr\u00e9coce pour les populations vivant en aval.<\/p>\n<p>\u00ab Je connais ces villages, et voir ce qui s\u2019est pass\u00e9 est inimaginable \u00bb, confie Cook, qui s\u2019\u00e9tait rendue sur place en mai dernier.<\/p>\n<p>\u00ab Regarder ces vid\u00e9os\u2026 et ensuite travailler sur une situation aussi tragique, c\u2019est difficile. \u00bb<\/p>\n<p>(Source principale : Science.org en anglais)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La coop\u00e9ration internationale a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 qu\u2019un glissement de terrain, et non un effondrement glaciaire, est probablement \u00e0 l\u2019origine de cette s\u00e9rie d\u2019\u00e9v\u00e9nements Par Hannah Richter (28 ao\u00fbt 2026) Kristen Cook, g\u00e9omorphologue \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Grenoble Alpes, est une couche-tard. 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